Et si la goutte, faiblement accrochée à la rambarde en fer forgé de ton appartement, éteignait soudainement ma cigarette.
Et si le soleil couchant venait brûler ma rétine, sévèrement, comme une réprimande, pour que je ne puisse plus jamais te voir.
Et si mon corps, lourd de marques et d’espérance, tombait violemment du neuvième étage.
Et si je laissais, sans rien prévenir, tout s’en aller, un jour, pour toujours.
Je serais froid, frustré, inerte, perdu au loin de ma propre existence.
Un jour de novembre, hiver froid, je retournerai sur la grande plage des Conches pour y rester.
La maison s’écroule encore, les planches dans la mer, la balançoire et le grand lit dans la neige n’existeront plus jamais.
Je ne reviendrai qu’au mois de juillet pour annoncer que les grandes oies, un matin chaud, viendront déposer, encore, un baluchon.
Je serai en son centre, tu m’aideras à renaître.