Et peut-être que derrière ma tête qui cogne,
l’étoile glisse et s’estompe
Et peut-être que sur la terre verglacée,
les grains de sel ouvrent une crevasse
Et peut-être que dans la forêt de neige,
la brûlure de la lune délie des coeurs
Et peut-être que depuis le halo givré,
mon rêve recoud ma mémoire
Et alors que les trains roulent à vide,
écorchant la nuit pour que le gel
ne s’accroche pas à leurs rails,
combien d’organes descendent,
de têtes saignent,
de crevasses fendillent
la peau, les sols,
et combien de morts aimés
reviennent à la vie
dans nos songes
ensoleillés ?