En pleine nuit noire,
Débarquer de Paris,
Les pieds dans l’herbe de moire,
Attirée par les nuages
Au cœur de l’abattage
Des grues en escale ici.
Traîner un peu, humer, s’imprégner
Du parfum de la terre humide et fraiche.
Une pensée pour les étoiles cachées.
Savourer le voisinage temporaire
De cet invisible bestiaire,
Au repos le temps d’une pêche.
Et leur souhaiter
Un vent favorable
Avant de fermer la porte
Sur la nuit.