Ma vie s’écoule, mais je n’en garde que peu de souvenirs.
Chaque seconde s’étire, et je m’évertue à fuir l’avenir.
L’anesthésie de la monotonie ne me suffit plus ;
la terreur grise d’un monde à l’agonie s’empare de mes nuits.
Tout semble déjà écrit : mes idéaux s’élèvent trop haut, avant de retomber dans un cri.