Remerciement aux silences, aux doux décomptes, aux nombreux temps qui encerclent la vie. Aux finalement et aux soudains, aux attentions grandissantes.
Dévouement à la nature, aux feuilles sacrées d’automne, celles qui se détachent et épousent les pavés, dévouement aux envies passagères de saisons presque inespérées, aux couleurs vivantes, aux graines imaginaires et à leurs plantes bien enracinées.
Amour pour les enfants qui jouent partout et qui oublient le temps, aux bonheurs candides et aux subtiles odeurs de café, amour pour les géants qui voient le monde en tout petit.
Désolée pour ce que je ne suis pas, désolée à mon passé, désolée aux dommages, aux tant pis, aux traumas qui subsistent.
Espoir pour que la terre ruisselle, qu’elle nous soulève, encore et encore même si on lui dit demande d’oublier et de s’effacer.
De se taire, dans la terre.
Peut-être deviendra t’on de la boue, un jour, pour une autre vie. Une autre nuit.