Je caresse comme en un rêve ta peau brune et nue
Sur l’ocre d’or et de sang
Tes blonds cheveux d’elfe au vent dénoués
Les pierres semblent rire et ton visage-fleur s’épanouir dans la moite chaleur de l’été qui souffle en errance sur le sol de Provence
Je m’abreuve à ta source
Au ruisseau de tes lèvres
Que m’enivrent encor tes yeux-miroirs pers
Je voudrais crier prier pleurer
Que se taise ou hurle l’écho
Je voudrais me suspendre à ton sourire
Frais comme la Fedo
Morte comme mes amours
Rustrel-Colorado Provençal, 16 août 1994
HB © Autobiopoèmes, Provençales