Kick kick kick kick et le bruit régulier des trains trains quotidien qui défilent en contre-bas du mille-dalle
Patisserie de béton, garniture carosserie sucre-glace, quelques garnements éparses, saupoudrés au dernier étage de la pièce montée au dessus de la gare.
Kick kick kick et qui suis-je? Mais qu’importe, quand le ciel est tout, et que le soleil se casse
et pue la pisse
et la rouille qui me ronge les pieds… c’est ça, casse toi!
Je pleurerai ta beauté qui m’échappe comme à chaque fois
Kick kick kick kick
KICK KICK KICK KICK
KSHHHHHHHHHHHHH
Des trains-trains quotidiens défilent et défilent et j’ai mille dalles de vouloir vivre !
MAIS BATS TOI
Et je croque et je ronge et je lèche la rouille et je me rappe la langue
MAIS A QUOI BON ET CONTRE QUOI
MAIS BATS TOI
ET JE GNIAK ET JE RALE ET JE DERAILLE
ET JME PETE LES DENTS PUTAIN
et de tout en haut, je les regarde tomber
kick kick kick kick …. kick … kick … kick
en contre-bas… du mille-dalles, patisserie de béton, parking de la gare 10ème étage
bien perché.es
tout contre moi/s
émois tout là haut, et moi/s, bien perché.es
on caresse le vide du ciel
qui est tout
et moi qui suis rien
out trop .
Pourtant, reste le rêve de saboter ces lignes forgées, lignées qui ne sont pas miennes, prédessinées, fer rouillé, balaffres impersonnelles
plaies ouvertes géantes qui saignent mon paysage-visages .
trains-trains assasins
02.09.2026