urbanisme des années 2000, raté .
besoins datés des villes damnées
pousser les murs, plus rien ne pousse
à part des géants de béton
poussez vous il faut refaire un centre-
pas-commercial, un pov’ parc sur le parking
où on mettra les gosses qui chialent
les chiens faiseurs d’engrais pour ce sol
mort-mauvais-mort moi, mort toi allongé
au dessus du cimetière plannifié
aux pierres tombales triple vitrages,
mes mots morts dans mon estomac
font 1 triple virage quand
la pelouse vibre comme 1
rame de métro,
âme de béton
GAZON ÂME 2 BETON
et trônant au centre ce désert de gazon, comme une oasis de triques,
une faux-rêt phallique
forêt métal-vitre-plastique,
fôret-folie, opulences des grandeurs ridicules, exhubérences constructive la bêtise destructive, opulence agencée qui embalconne des faux-sols.
faux-soils
permis de cons et de détruire
faux-sol embalconné plus léger comme 1 contre façon
cable contre le vent qui plie les branches-voiles de façades,
are they sad?
faux-soils
so fake
Green was not trendy enough, the message had to sacrifice
a never-born
forest
for the concept
architectural inovation
800 ARBRES, plus que le parc, l’absurde
contradiction contracturelle
de mettre en prison la forêt pour
faire de la place sur la place
PLACE AU VERT ! ENFERMONS LE !
RENDONS LE A LA VILLE ! mais surtout
pas à la terre . mère . merdre
sur les trottoirs
04.2026